Je suis passé à 100 commits par jour
3 617 commits entre le 27 septembre et le 25 octobre, tous repos confondus. Ça fait 94 par jour, et encore, sans compter le 20 octobre. Les 26 premiers jours de septembre, j’en étais à 24.
Le 20 octobre, j’ai lancé plein d’expériences en même temps, juste pour voir ce qui casse. Le reste, c’est un mois normal maintenant.
L’overthinker
Avant, j’étais vraiment le mec qui réfléchissait trop et qui ne shippait pas. Sur Neovim, j’avais toujours envie de customiser ma config, et du coup je n’étais pas productif.

J’ai longtemps été celui de gauche.
Aujourd’hui je shippe plusieurs choses à la fois, sans aucun problème. Et il n’y a rien de magique là-dedans, juste deux skills Claude Code.
Un commit par changement
Le premier, c’est commit. Quand je dis à l’agent de commiter, il passe par lui: conventional commits, une seule ligne, et un commit par changement. Ça ressemble à de l’atomic commit, sans le dogme. Si deux trucs doivent partir ensemble, ils partent ensemble. Si séparer demande trop de boulot, on ne sépare pas, ce n’est pas grave.
Parce que par défaut, l’IA fait l’inverse. Elle t’ajoute Claude en co-auteur, ce que je n’aime pas trop. Et elle te pond un gros commit avec une description de malade mental, super longue, super chiante à lire. Voilà ce que donne mon skill sur une soirée de boulot sur l’import de factures d’Aplorio:
9b45598 test(api): free the taken number once its refusal is proven
9923a29 fix(import): carry on a yearless série as continuous numbering
827240c refactor(numbering): share the taken-number refusal and numbers query
f965143 fix(import): count the run before a trailing year as the counter
6b81992 fix(import): read a two-digit year when offering to continue numbering
4fb6b78 feat(numbering): refuse an émission whose number is already taken
Six commits, six choses. L’historique se lit d’une traite, et il reste maintenable dans le futur. Même pour l’IA. Quand elle relit le passé, elle voit concrètement ce qui a été fait, et elle retrouve exactement ce qu’elle cherche.
Je lâche les agents
Le deuxième skill, c’est celui qui a vraiment tout changé: dispatch. Je lui donne une pile de features, de tâches et de bugs. Il m’interviewe une fois au début, découpe le tout en briefs, puis lance une session Claude Code par brief, chacune dans son propre worktree. Les sessions bossent en autonomie et commitent au fur et à mesure avec commit. Une file d’attente empile les branches prêtes, lance les checks et merge ce qui passe. Moi, je lis un rapport à la fin.
Moi, j’interviens au début, et à la fin.
Entre les deux, je réponds à des questions de temps en temps, petit à petit. Le reste, je les laisse faire au maximum.
La bascule du graphique, c’est exactement le moment où j’ai commencé à vraiment m’en servir, dispatch d’un côté et les commits automatiques de l’autre. Le run Aplorio lancé le 20 octobre, c’est 41 briefs, plafonnés à 10 sessions en même temps parce que mes 30 Go de RAM ne suivent pas au-delà.
Rentabiliser l’abonnement
J’ai un abonnement à 200 et un autre à 100. En septembre, ce que mes agents ont consommé valait 18 000 dollars au prix de l’API. Et je les rentabilise à 100 %. Si tu payes pour ça, il faut que ça tourne, tout le temps, même quand tu dors.

C’est ça, le pic du 20 octobre. Pas 977 trucs livrés, mais plein de pistes lancées en même temps en background, pour voir ce qui tient. L’IA te fait aller plus vite, ok. Mais surtout, elle te fait te planter plus vite. Et une erreur trouvée en une après-midi, c’est une semaine que tu ne perds pas à la chercher.